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Test du MOVA S70 Ultra Roller : notre avis après un mois d’utilisation

MOVA S70 Ultra Roller

Qualité - 95%
Fonctions - 95%
Utilisation - 90%
Prix - 90%

Le MOVA S70 Ultra Roller a nettoyé environ 100 m² chaque jour pendant près d’un mois chez ma mère. Elle n’avait encore jamais utilisé de robot aspirateur et, au départ, elle ne voulait même pas entendre parler du lavage des sols : elle craignait surtout les traces sur son carrelage. Quatre semaines plus tard, elle avait peur que je reparte avec le robot. Autant dire que ce test grandeur nature a réservé quelques surprises.

Sur la période encore visible dans l’application, le S70 Ultra Roller a parcouru 2 274 m² en 3 594 minutes, répartis sur 35 cycles. Ces chiffres sont même incomplets : au bout de neuf jours, la carte a disparu et j’ai dû relancer une cartographie, ce qui a également effacé le premier historique de nettoyage.

Retrouvez le déballage, l’installation et tous les tests du MOVA S70 Ultra Roller en vidéo.

Le MOVA S70 Ultra Roller m’a été confié pour réaliser ce test. Les liens Amazon présents dans cet article sont affiliés : si vous passez commande par leur intermédiaire, le blog peut percevoir une commission sans surcoût pour vous. Cela ne change évidemment rien aux constats ni à l’avis présenté ici.

MOVA S70 Ultra Roller : l’essentiel à retenir

Aspiration maximale32 000 Pa annoncés
Système de lavageRouleau HydroForce de 27 cm, 12 buses, eau propre en continu
Pression du rouleau4 700 Pa annoncés
Entretien en stationLavage à l’eau chaude jusqu’à 100 °C et séchage à l’air chaud à 70 °C
Gestion des tapisRelevage du rouleau de 12 mm et protection physique AutoShield
Hauteur du robot90 mm, sans tourelle LiDAR sur le dessus
Brosse principaleCleanChop 3.0 anti-emmêlement avec coupe des cheveux et poils
FranchissementJusqu’à 4 cm sur deux niveaux successifs avec StepPro 2.0
Batterie6 400 mAh
Navigation et détectionNavigation CovertSense, caméra et reconnaissance des obstacles

Les fiches techniques sont impressionnantes, mais elles ne suffisent pas à juger un robot aspirateur. Ce qui m’intéressait surtout était de savoir s’il pouvait réellement nettoyer une maison occupée au quotidien, se débrouiller sans assistance permanente et rester assez simple pour une personne qui n’en avait jamais utilisé.

Un robot très fin qui passe vraiment sous les meubles

La première différence visible avec beaucoup de robots haut de gamme est l’absence de tourelle LiDAR sur le dessus. Le système de navigation CovertSense est intégré à l’avant, ce qui limite la hauteur du robot à seulement 9 cm. Ce n’est pas un détail marketing : chez ma mère, il est effectivement passé sous le lit, le canapé et plusieurs meubles bas.

Ces zones sont pénibles, voire impossibles à atteindre facilement pour elle avec un aspirateur classique. C’est finalement l’une des fonctions qu’elle a le plus appréciées, car le gain ne se mesure pas seulement à la quantité de poussière ramassée, mais aussi aux endroits que le robot entretient sans lui demander de se baisser ou de déplacer les meubles.

Aspiration : 32 000 Pa et une brosse restée parfaitement propre

MOVA annonce une puissance d’aspiration maximale de 32 000 Pa. Ce chiffre est spectaculaire sur le papier, mais les pascals ne racontent pas toute l’histoire et ne doivent pas être comparés directement à ceux d’un aspirateur-balai. J’ai donc préféré observer ce que le robot récupérait réellement sur du carrelage, dans les joints et sur un tapis d’entrée.

Pour pousser le test, j’ai vidé le contenu déjà collecté dans le sac à poussière à plusieurs endroits du couloir, sur le carrelage et sur le tapis. J’ai également ajouté de la farine sur le sol et dans un joint. Le résultat a été très bon : presque toute la farine a disparu, à l’exception d’une petite quantité restée dans le joint, et le tapis a été correctement aspiré.

Nettoyage de poussiere sur le carrelage

J’ai toutefois relevé deux limites. Lorsque le robot monte sur un tapis, il relève sa brosse latérale afin de ne pas projeter les saletés. Les débris placés juste à côté du tapis peuvent donc ne pas être repris immédiatement. Plus étonnant, un très gros « mouton » de poussière et de poils a été interprété comme un obstacle : le robot l’a soigneusement contourné au lieu de l’aspirer. C’était volontairement un test extrême, mais cela montre que la reconnaissance d’objets peut parfois être trop prudente.

La brosse CleanChop 3.0 constitue en revanche une excellente surprise. Son mécanisme coupe les cheveux et les poils pour limiter leur accumulation. Après près d’un mois d’utilisation quotidienne, je n’ai retrouvé aucun cheveu ni poil enroulé autour de la brosse principale.

Lavage HydroForce : le vrai point fort du S70 Ultra Roller

Le S70 Ultra Roller n’utilise pas deux serpillières rotatives. Il s’appuie sur un rouleau de 27 cm alimenté en permanence par 12 buses. MOVA annonce une pression de 4 700 Pa sur le sol. Pendant le nettoyage, de l’eau propre humidifie continuellement le rouleau tandis que l’eau sale est récupérée dans le robot. Le principe évite de continuer à laver la maison avec une serpillière progressivement saturée de saletés.

J’ai regroupé le test des coins et celui des liquides dans une même zone de la cuisine. J’ai disposé des lentilles corail le long des plinthes et dans un angle, puis versé du ketchup et de la sauce soja sucrée, particulièrement collante, sur le carrelage.

Nettoyage du ketchup et de la sauce soja sur le carrelage

La brosse latérale extensible a très bien récupéré les lentilles le long de la plinthe et jusque dans le coin. Face aux liquides, le comportement du robot a été encore plus intéressant : il a reconnu la tache, interrompu son nettoyage classique, coupé l’aspiration et arrêté la brosse latérale afin de ne pas aspirer ni disperser le liquide. Seul le rouleau a travaillé, avec plusieurs passages concentrés sur la zone. Le ketchup comme la sauce soja ont été entièrement nettoyés.

Après les nettoyages quotidiens, le carrelage séchait rapidement, sans trace visible et sans humidité persistante. C’est précisément ce résultat qui a fait changer ma mère d’avis : elle ne voulait initialement pas d’un robot laveur par peur des traces, mais elle a finalement été bluffée par l’efficacité du rouleau.

Tapis : la protection AutoShield fonctionne-t-elle vraiment ?

Lorsqu’il détecte un tapis, le S70 Ultra Roller relève son système de lavage de 12 mm et déploie une protection physique AutoShield autour du rouleau humide. Pendant mon mois de test, ce dispositif a fonctionné correctement : le tapis est resté sec pendant que l’aspiration continuait.

Le robot dispose également du système StepPro 2.0. MOVA annonce un franchissement maximal de 4 cm lorsque l’obstacle est constitué de deux niveaux successifs, contre 3 cm environ pour une marche verticale unique. La maison de ma mère ne comporte cependant pas de seuil suffisamment important pour mettre sérieusement cette fonction à l’épreuve.

Évitement des obstacles : prudent, mais très efficace

Pour le test d’évitement, j’ai placé simultanément dans le couloir une chaussure avec de longs lacets, un câble USB noir et un câble USB blanc. Le choix des deux couleurs était volontaire : sur un carrelage clair, le câble blanc devait être plus difficile à repérer. J’ai ensuite demandé au robot d’aspirer toute cette zone.

Les trois obstacles ont été évités sans aucun incident. Le S70 Ultra Roller conserve toutefois une marge assez importante autour des objets détectés. Il perd donc un peu de surface de nettoyage, mais je préfère ce comportement à celui d’un robot trop téméraire qui finirait par avaler un lacet ou s’emmêler dans un câble.

Cette prudence se retrouve dans l’historique de nettoyage. Le robot signale régulièrement les objets rencontrés, tente de les identifier et peut joindre une photo. On comprend ainsi pourquoi une petite zone n’a pas été nettoyée et l’application indique si une intervention manuelle semble nécessaire. Cette fonction explique aussi le contournement du gros amas de poussière évoqué plus haut.

La caméra sert également à la surveillance et aux patrouilles dans la maison. Je n’ai pas testé les patrouilles de manière approfondie, mais ma mère a apprécié la rubrique consacrée aux animaux de compagnie. L’application rassemble les photos prises lorsqu’ils sont détectés et permet de définir une zone spécifique pour leur activité. Ce n’est pas indispensable au nettoyage, mais c’est une fonction sympathique pour garder un œil sur ses animaux.

Station : lavage à 100 °C, séchage et entretien réduit

La station automatise l’essentiel de l’entretien. Elle vide le bac à poussière du robot dans un sac, remplit son réservoir d’eau propre, récupère l’eau sale et distribue automatiquement le détergent. Après le nettoyage, elle lave le rouleau avec de l’eau pouvant atteindre 100 °C, puis le sèche à l’air chaud à 70 °C.

Dans la pratique, je n’ai constaté aucune odeur désagréable, y compris après près d’un mois. Le niveau sonore reste raisonnable pendant le nettoyage. Le vidage automatique est naturellement plus bruyant, mais il ne dure que peu de temps.

Avec environ 100 m² nettoyés chaque jour, les deux réservoirs de la station ont tenu plus d’une semaine avant de nécessiter une intervention. L’application prévenait ma mère lorsqu’il fallait remplir l’eau propre ou vider l’eau sale, et elle a pu effectuer ces opérations seule sans difficulté.

Autonomie : il termine 100 m², mais pas en une seule charge

La batterie de 6 400 mAh est généreuse, mais elle ne permet pas au robot de traiter les 100 m² de cette maison en une seule charge dans le mode utilisé. Une session complète en CleanGenius, le mode entièrement automatique, a demandé environ 152 minutes. Durant ce cycle, le robot est revenu à la station pour se recharger, entretenir son rouleau et renouveler son eau avant de reprendre là où il s’était arrêté.

Ce fonctionnement allonge la durée totale, mais il reste transparent pour l’utilisateur. L’essentiel est que le robot sache gérer seul ses ressources et reprendre son travail. Pour un nettoyage programmé lorsqu’on est absent ou occupé, le fait qu’il mette deux heures et demie plutôt qu’une heure et demie a finalement peu d’importance.

Application MOVA : complète, avec un problème de carte à surveiller

L’application permet de créer et modifier la carte, choisir les pièces et les zones, régler la puissance d’aspiration, adapter le lavage, programmer les passages et consulter un historique détaillé. Le mode CleanGenius choisit automatiquement une grande partie des paramètres en fonction des pièces et des saletés rencontrées.

Ma mère a utilisé l’application pour regarder comment le robot se débrouillait et pour consulter les photos des animaux, mais elle n’a pas lancé elle-même de nettoyage depuis son téléphone. L’automatisation quotidienne et les notifications de la station lui ont suffi.

Le principal problème rencontré pendant ce test concerne justement la cartographie. Au bout de neuf jours, la carte a complètement disparu. J’ai dû relancer une cartographie et l’historique associé aux premiers jours a été perdu. L’incident ne s’est pas reproduit ensuite, mais il mérite clairement d’être signalé sur un produit aussi haut de gamme.

Ça Sert à quoi le MOVA S70 Ultra Roller? mon verdict après un mois

Le MOVA S70 Ultra Roller n’est pas parfait. Sa prudence peut lui faire contourner un amas de poussière inhabituellement gros, le relevage de la brosse latérale sur un tapis peut laisser quelques débris juste à côté et la disparition inexpliquée de la première carte reste le vrai point noir de ce mois d’essai. Il faut également accepter qu’un nettoyage complet de 100 m² demande un retour intermédiaire à la station et plus de deux heures en mode automatique.

Ces défauts ne remettent toutefois pas en cause son efficacité générale. L’aspiration est convaincante, le rouleau lave réellement les taches collantes sans laisser de traces, l’évitement des câbles et des lacets est excellent, la brosse ne s’est pas emmêlée et la faible hauteur lui permet d’entretenir des zones difficiles d’accès. La station réduit l’entretien à quelques gestes espacés de plus d’une semaine dans notre scénario.

Le verdict le plus parlant reste celui de ma mère. Elle pensait qu’un robot laveur serait compliqué et laisserait des traces sur son carrelage. Après près de quatre semaines, elle était ravie du résultat et ne voulait plus que je le reprenne. Pour une personne qui n’avait encore jamais possédé de robot aspirateur, difficile d’imaginer meilleure validation.

MOVA S70 Ultra Roller

Qualité - 95%
Fonctions - 95%
Utilisation - 90%
Prix - 90%

Avez-vous déjà adopté un robot aspirateur-laveur ou hésitez-vous encore à lui confier vos sols ? N’hésitez pas à partager votre expérience ou à poser vos questions dans les commentaires.

Julien

Passionné depuis mon plus jeune âge par les nouvelles technologies et doublé d’un acheteur compulsif, j’ai toujours adoré les nouveaux produits HighTech. Je m’aperçois que les « gadgets » deviennent plutôt des outils du quotidien voire du futur, mais le regard de beaucoup de personnes n’évolue pas aussi vite que les technologies. Qui n’a jamais fait face à la fameuse question « Ça sert à quoi? » en montrant sa nouvelle acquisition à son entourage.

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